Originaire de Saules, Alexandre Jolicorps a grandi à Reconvilier où il s’est grandement impliqué dans la vie locale aux sapeurs-pompiers, à la fanfare et à la commission de l’urbanisme. Lorsqu’il fut sollicité pour figurer sur une liste UDC et sympathisants aux élections communales de Valbirse, il ne fondait pas trop d’espoir sur une éventuelle élection, jugeant le fait de ne pas venir du village comme un sérieux handicap. Contre toute attente, il a toutefois été appelé à siéger une première fois lors de la législature 2019-2022 en tant que 2e vient-ensuite. Rebelote pour celle de 2023-2026 comme 1er vient-ensuite. Dans le cadre de son mandat au législatif, cet expert en protection incendie pour les bâtiments publics à l’AIB s’est investi dans la commission de gestion et de surveillance et siège également au sein de la commission technique, ce qui démontre son vif intérêt pour les dossiers concrets liés à l’organisation et au fonctionnement de la commune. Vice-président du Conseil général en 2025, le tournus en vigueur à Valbirse l’a tout naturellement propulsé à la présidence pour l’année 2026. Il fonctionnera avec Eric Charpilloz comme premier vice-président et Nolwenn Fromaigeat comme deuxième vice-présidente. Comme tout est généralement débattu en arrière-plan au sein des groupes politiques, les séances du Conseil général débouchent rarement sur des envolées verbales spectaculaires, ce qui peut parfois engendrer un sentiment de frustration pour le public où les journalistes. « Même si l’on recense parfois des avis qui divergent au sein des différents partis, sans renier nos opinions, on trouve en principe une voie médiane qui prend justement en compte ces différentes sensibilités », explique Alexandre Jolicorps. « En clair, les décisions sont prises dans l’intérêt des citoyennes et des citoyens de Valbirse. » Et notre interlocuteur d’ajouter : « Contrairement à ce qui se passe au niveau cantonal et fédéral, le lobbysme n’existe pas à l’échelon du Conseil général. On peut donc siéger sans pression particulière et c’est évidemment très bien ainsi. » Alexandre Jolicorps ne ressent pas de blocage gauche-droite au législatif de Valbirse à l’exception peut-être d’un certain décalage entre les deux forces au niveau de l’octroi de fonds, la prudence étant davantage de rigueur dans le camp de la droite, mais ce n’est pas un constat forcément propre à Valbirse. Entrée en souveraineté le 1er janvier 2015, la fusion des villages de Malleray, Bévilard et Pontenet génère une dynamique qui repose sur un élan commun. « On apprend encore toujours à marcher, à grandir et les avantages se révèlent tout naturellement avec le temps », relève Alexandre Jolicorps. « Vous savez, ce qui va permettre de consolider le sentiment identitaire à notre commune, c’est l’école de Valbirse (les bâtiments scolaires restent d’ailleurs un sujet pour l’avenir), c’est un élément fédérateur pour nos jeunes générations. Au même titre d’ailleurs que la fête de Valbeers ou certaines infrastructures comme le Bikepark, par exemple. » En songeant à l’avenir de Valbirse, Alexandre Jolicorps se déclare confiant : « Nous avons tout en main pour assurer un essor harmonieux. Je reste toutefois persuadé que Valbirse a tout à gagner en matière de développement en renforçant les synergies avec les autres communes du Jura bernois. Concernant la région, je compte sur nos élus au niveau du canton et de la Confédération pour défendre bec et ongles les intérêts économiques et culturels du Jura bernois. La minorité francophone au sein du canton de Berne s’est encore affaiblie avec le départ de Moutier et il est très important de ne rien lâcher, notamment en direction de Bienne, pour ne pas s’appauvrir encore. »
« Toutes mes valeurs reposent sur la foi »
Protestant réformé fréquentant le Centre Evangélique Tavannes (CET), Alexandre Jolicorps relève que c’est Dieu qui se trouve au centre de son existence, plus que ses convictions politiques : « Toutes mes valeurs et toutes mes réflexions reposent sur la foi. Vous savez, dans notre région qui a failli resombrer dans une guerre civile en 2013, les églises ont joué un rôle d’apaisement en priant pour la paix. Cet impact permet à notre région d’être préservée à l’heure où le reste du monde est en ébullition. Et malgré les taxes trumpistes, nos entreprises arrivent à maintenir une certaine stabilité. Ce que font nos églises ne se voient pas, mais c’est aussi grâce à elles si notre région reste debout et avance malgré tous les événements qui se passent dans le monde. » Olivier Odiet


