Se réfugier dans la création pour essuyer les blessures d’une rupture est une démarche peu banale que Léa De Giacometti a expérimenté en passant par différents états d’âme. « Mes œuvres qui vont de la peinture à la poterie en passant par la photographie, des sculptures et des dessins ont été réalisées à différents moments de l’année et reflètent des états émotionnels variés, parfois bruts, parfois plus apaisés », explique-t-elle. Ce processus de reconstruction s’est traduit par de la souffrance, de la tristesse, mais aussi de la joie et c’est justement en s’appuyant sur ce mélange d’émotions qu’il a été possible de passer de la douleur profonde à un état plus apaisé.
Cible touchée en plein cœur
Cette exposition immersive se présente sous la forme d’un parcours sur lequel on découvre la lourdeur d’un chagrin muet. Cette approche sensible de la rupture survenue dans ce cas précis au terme d’une relation de longue durée ne revêt pas seulement un caractère contemplatif, mais profondément humain. En misant sur la création pour libérer ses souffrances, Léa De Giacometti a touché sa cible en plein cœur puisque cette riche expérience lui a permis d’explorer un chemin de guérison gommant lentement mais sûrement son traumatisme. En autoproduisant et autofinançant ce projet ayant occasionné un nombre d’heures de travail impossible à chiffrer, cette assistante socio-éducative à l’Art Vif à Bienne s’est familiarisée dans le domaine de l’art en tant que néophyte et fière de l’être. Avec cette exposition, Léa De Giacommetti a achevé une étape pour en entamer une autre qu’elle conduira assurément dans un état d’esprit plus serein que celui qui l’animait avant de s’atteler à son audacieux projet. Moralité : la création constitue la meilleure des thérapies lorsqu’il s’agit de noyer un chagrin amoureux. Olivier Odiet
Exposition « 365 – Anatomie d’une rupture », du vendredi 31 janvier au dimanche 1er février à l’ancien stand de Moutier. Entrée libre.
Horaires
VE : 17 h – 21 h
SA : 10 h – 18 h
DI : 10 h – 17 h




