Ancien joueur d’Arosa, Olten, Bienne et La Chaux-de-Fonds, Guido Pfosi est l’un des principaux artisans du développement des jeunes talents biennois. Il vient d’ailleurs d’être reconduit dans sa fonction d’entraîneur des M21 Elites au même titre que son assistant Mathieu Fleury et que le chef matériel Olivier Anken. Oui, vous avez bien lu… Leur équipe a disputé les deux dernières finales, respectivement face à Zoug et GCK Lions, sans réussir à goûter au triomphe, mais en sortant de l’arène la tête haute. Pour rappel, 5368 spectateurs ont apporté leur soutien à ces jeunes talents l’année dernière à la Tissot Arena pour le dernier acte de la finale alors que les joueurs de la première équipe avaient déjà bouclé leurs valises pour les grandes vacances. Scénario qui pourrait d’ailleurs bien se répéter cette année compte tenu du classement peu enviable que les joueurs de Christian Dubé occupent actuellement. Mais revenons à nos moutons, en l’occurrence à notre dompteur de jeunes loups affamés. Lorsque nous avons demandé à Guido Pfosi s’il devait parfois jouer à la police pour se faire respecter, il n’a pu s’empêcher de nous partager une anecdote croustillante : « Un jour, j’ai été interpellé par un prof se plaignant d’un de mes joueurs qui lui aurait jeté les clefs au sol. Je lui ai juste répondu qu’avec moi, ça n’arrivait pas… » Déjà imposant par son gabarit, l’entraîneur d’origine grisonne est doté d’une autorité naturelle suffisamment intimidante pour que les jeunes ne jouent pas au plus malin avec lui. La discipline, c’est sacré : « Nous imposons des règles claires comme par exemple l’interdiction du natel au vestiaire, le respect du matériel, la ponctualité aux entraînements, etc. Le joueur qui n’applique pas ces principes est tout simplement mis à l’amende », explique-t-il. « Je pense que je suis dans le vrai en étant strict car lorsque je croise d’anciens joueurs en ville, ils ne changent pas de trottoir pour m’éviter, mais pour venir me saluer. »
Vaincre le signe indien
Jongler avec le contingent des M21 Elites du HC Bienne n’est pas une mince affaire puisque certains sont appelés à intégrer la première équipe et d’autres vont aiguiser leurs armes en National League, notamment au sein du club partenaire d’Olten. Au HC Bienne, Guido Pfosi a dirigé toutes les équipes juniors et il a vu passer du beau monde, comme les joueurs de NHL Nikolaj Ehlers, Denis Malgin et Janis Moser. Cette année, l’objectif du tandem Pfosi/Fleury, c’est bien évidemment de réussir là où les Elites ont échoué ces deux dernières années, c’est à dire remporter cette fameuse finale. « Nous occupons actuellement la deuxième place du classement derrière GCK Lions et les espoirs les plus fous peuvent donc être envisagés. Notre principal point fort réside au niveau de notre organisation défensive et notre plus grande faiblesse se situe à la finition puisque l’équipe peine à concrétiser ses nombreuses occasions. » Guido Pfosi occupe la fonction d’entraîneur des M21 Elites à plein temps. Son amour du hockey sur glace, il l’a aussi transmis à son fils Lane qui officie en tant qu’arbitre tout en évoluant avec le HC Meinisberg (deuxième ligue) et à sa fille Chiara qui défend la cage de Zoug (EVZ Woman’s Team) dans la plus haute catégorie du hockey féminin, la Women’s League. La prochaine question posée à Guido Pfosi coulait de source : pourquoi le HC Bienne n’a-t-il pas d’équipe féminine ? « Tout simplement parce qu’il nous manque une deuxième patinoire couverte pour pouvoir gérer valablement les entraînements de toutes les équipes. » Apparemment, un projet destiné à combler ce grand vide est en gestation, mais il est encore trop tôt pour indiquer la date de sa concrétisation. Patience, donc… Olivier Odiet


