Cette évolution positive repose notamment sur une meilleure collaboration entre apiculteurs et agriculteurs, qui ont su adapter leurs pratiques sur le terrain. Ce séminaire a réuni des représentants d’Agroscope, de la Fondation Rurale Interjurassienne (FRI), de l’uniNE, de Proconseil, de la DGAV, de l’ADA AURA en France et d’INRAE, offrant un panorama complet des connaissances et des expériences menées en Suisse et en France.
La mise en œuvre de techniques agroécologiques — comme la fauche sans éclateur, le report de la fauche lorsque cela est possible, ou encore le maintien de bandes refuges non fauchées — s’est révélée efficace, tant pour les abeilles domestiques que sauvages. Ces recommandations sont appelées à être intégrées dans la politique agricole nationale.
Une véritable assurance face aux pénuries de ressources florales
Les chercheurs apportent aujourd’hui la preuve que ces mesures fonctionnent et renforcent durablement les pollinisateurs, y compris lorsque leur mise en œuvre est concentrée sur quelques mois dans la saison. Elles constituent une véritable assurance face aux pénuries de ressources florales, même si les effets du changement climatique, qui accentuent la variabilité des conditions d’une année à l’autre, restent une source majeure de préoccupation. Les échanges ont également souligné l’importance d’adapter en permanence les pratiques et de renforcer le dialogue entre science et terrain pour préserver les pollinisateurs, essentiels à nos systèmes alimentaires et à la biodiversité. Fort du succès de cette première édition, une nouvelle rencontre est envisagée en 2026 ou 2027 afin de poursuivre les échanges et de consolider les collaborations scientifiques et professionnelles. Dans cette dynamique, un nouveau projet dédié aux pollinisateurs est actuellement en préparation au sein de la Fondation Rurale Interjurassienne (FRI), afin de prolonger et renforcer les actions engagées. (cp)


