Actualités, Politique

Des thèmes phares pour frapper fort !

Edition N° 7 – 25 février 2026

Ici représentée par une grande frange de ses candidates et candidats aux élections cantonales du 29 mars, l’UDC de la partie francophone du canton de Berne a lancé sa campagne avec confiance et sérénité. (photo ldd)

Force politique dominante du canton de Berne, l’UDC a lancé sa campagne il y a bientôt deux semaines à Corgémont. Pour les médias, c’est vendredi dernier que le voile a été levé avec notamment la présentation des candidates et candidats de la partie francophone du canton pour l’élection au Conseil-exécutif, au Grand Conseil et au Conseil du Jura bernois. Ce qui ressort globalement du message véhiculé par les trois intervenants, c’est la qualité et la diversité des candidates et candidats figurant sur ces différentes listes. Seul bémol : la trop faible proportion féminine (ndlr : une candidature au Grand Conseil et trois au CJB) qui laisse évidemment quelques regrets tout en sachant pertinemment que les vérités d’un jour ne sont pas forcément celles du lendemain. L’espoir de voir la tendance s’inverser pour de prochaines échéances électorales reste donc toujours de mise. Comme on pouvait s’en douter, l’UDC affiche une stratégie offensive et ambitieuse qu’il s’agira de faire connaître à travers les réseaux sociaux, les médias, mais également sur le terrain qui reste la plateforme de prédilection du parti selon les propos tenus par Patrick Tobler.

Critiques lancées par la gauche pas très adroites selon M. Bühler

S’agissant de l’élection au Conseil-exécutif, le fait de lancer un ticket à cinq est considéré, à gauche, comme une forme d’arrogance, ce qui fait bondir Manfred Bühler : « On nous fait volontiers remarquer que l’UDC veut tout bouffer, mais le Parti socialiste présente également trois candidats alors qu’il ne pèse que 18 % contre 27 % à l’UDC. De plus, il faut savoir que les trois sortants, soit Pierre Alain Schnegg (UDC), Philippe Müller (PLR) et Astrid Bärtschi (Le Centre) ont fait leurs preuves au même titre que les deux autres candidats, Raphaël Lanz (UDC) et Daniel Bichsel (UDC) dont les compétences ne sont plus à démontrer. » Concernant l’élection au Grand Conseil, l’UDC vise le maintien des trois sièges actuellement occupés par Anne-Caroline Graber, Markus Gerber et Maxime Ochsenbein tout en caressant l’espoir d’en grappiller un voir deux supplémentaires. « Nous n’avons pas eu besoin d’aller chercher les candidats puisque ce sont eux qui sont venus à nous au point de devoir presque « freiner » cette abondance de biens. Notre liste propose une belle brochette de compétences et nous sommes évidemment ravis d’avoir un panel d’activités professionnelles d’une grande richesse et très diversifié. » En clair, les sortants n’ont qu’à bien se tenir, car la nouvelle vague a les dents longues. On ne citera évidemment pas de noms, mais il est possible de se faire une idée précise sur la question en se référant aux moyens de campagne utilisés par chacune et chacun sur les réseaux, les médias, les affiches, etc. Au CJB, l’UDC compte actuellement huit représentants et, selon le chef de campagne Etienne Klopfenstein, le fait de viser un siège supplémentaire ne s’apparente pas à de la science-fiction. On ne peut raisonnablement pas évoquer le lancement de cette campagne en passant sous silence les thèmes que l’UDC place au centre de ses priorités, soit une sécurité accrue, une fiscalité compétitive, le maintien du pouvoir d’achat, l’indépendance face à l’Union européenne, des finances saines, des soins de santé de qualité, la sécurité animale, une agriculture productive et une industrie forte pour ne citer que les principaux.

« Laissons la ville de Moutier là où elle est ! » 

Lors du point presse de vendredi dernier à Loveresse, l’influence du départ de la ville de Moutier sur les résultats de l’UDC aux élections cantonales bernoises a bien évidemment été évoquée. La ville votant majoritairement à gauche, il en est ressorti que ce nouveau contexte allait plutôt plaider en faveur du parti agrarien. Patrick Tobler n’a toutefois pas pu s’empêcher de formuler une pique trop tentante pour la laisser échapper : « Moutier n’est plus un thème. Laissons la ville là où elle est ! »   Olivier Odiet     

 

Grand Conseil / CJB

Par ici les candidat-e-s 

GRAND CONSEIL 

Markus Gerber (1972, Bellelay, sortant), Anne-Caroline Graber (1976, La Neuveville, sortante), Maxime Ochsenbein (1991, Bévilard, sortant), Stève Blaesi (1973, Pontenet), Walter Habegger (1975, Crémines), Aurélien Paroz (1998, Le Fuet), Maël Schnegg (1987, Champoz), Steven Siegenthaler (1995, Mont-Soleil), Ronald Sommer (1973, Monible), Patrick Tobler (1984, Crémines), Christian Tschanz (1988, La Cibourg), Claude-Alain Wüthrich (1966, Sonceboz-Sombeval).

CONSEIL DU JURA BERNOIS

Patrik Devaux (1964, Orvin, sortant), Walter Habegger (1975, Crémines, sortant), Etienne Klopfenstein (1955, Corgémont, sortant), Michaël Schlappach (1988, Loveresse, sortant), Patrick Tobler (1984, Crémines, sortant), Stève Blaesi (1973, Pontenet), Sacha Boder (2001, Orvin), Olivier Chatelain (1973, Mont-Tramelan), Gertrud Cosandier (1963, Chavannes), Martin Eicher (1983, Tavannes), Pascale Evalet Worni (1969, Malleray), Anton Gutmann (1957, La Neuveville), Reinhard Jossen (1971, Renan), Evan Léchot (2007, Montagne-de-Courtelary), Bernard Leuenberger (1962, Court), Aurélien Paroz (1998, Le Fuet), Markus Ruf (1959, Corgémont), Maël Schnegg (1987, Champoz), Steven Siegenthaler (1995, Mont-Soleil), Ronald Sommer (1973, Monible), Christian Tschanz (1988, La Cibourg), Claude-Alain Wüthrich (1966, Sonceboz-Sombeval), Marina Wüthrich (1994, Renan).      

               

Ici représentée par une grande frange de ses candidates et candidats aux élections cantonales du 29 mars, l’UDC de la partie francophone du canton de Berne a lancé sa campagne avec confiance et sérénité. (photo ldd)