Déjà treize ans que le pari un peu fou d’un soir d’été s’est transformé en véritable aventure artistique et humaine. Pourtant presque rien n’a changé, le monde a continué de tourner dans sa course folle et Serge Band s’est laissé porter au fil des rencontres et des 150 concerts donnés sur les scènes de Suisse romande. Qu’elles soient petites et tardives ou majestueuses et familiales, ce sont bien ces multiples scènes foulées qui ont forgé l’identité du groupe Serge Band.
Le blues et rock’n’roll francophone, distillé depuis tout ce temps, infuse plus que jamais les chansons proposées tout au long de ce chemin. Serge Band s’est produit le 13 décembre sur la scène de la BFM à Saignelégier et y a enregistré et filmé son dernier concert. Un nouvel album en public sortira en exclusivité le samedi 21 mars sur la scène du Royal.
Des compositions taillées pour la scène
Après cinq albums studio et trois en public, Serge Band est heureux de vous présenter ce nouvel opus. Le chemin parcouru dirige le groupe plus que jamais vers des compositions taillées pour la scène. L’énergie et l’émotion sont plus que jamais au centre du processus de création et l’album se veut compact et intense. Son format de base est celui du vinyle 33 tours qui impose deux faces d’une durée de vingt minutes chacune. Ceci fut le cadre et la construction suivit. Le riff d’entrée se doit d’être redoutable mais pas trop brutal et c’est le titre « Archive » qui assure cette place de choix. Ce rock blues faussement nostalgique est là pour poser une ambiance. « Archive », c’est l’album photo oublié que l’on redécouvre au hasard, c’est l’émission télé en noir et blanc qui vous décroche un sourire. Et si nous n’étions que la somme de tous nos souvenirs ? Sans nostalgie aucune, notre passé n’est-il pas le seul responsable de notre avenir ? Après ce constat, l’album vous fera glisser vers d’autres lumières…
Pauvre S : une savoureuse mise en bouche
Pauvre S ce sont des mots qui chantent l’intime et la quête de soi. Au travers de textes qui fouillent l’angoisse de l’usure, qui creusent la peur des lendemains incertains, c’est l’expression en filigrane de la difficulté d’être au monde. Souvent introspectif, parfois plus universel, c’est toujours un chant funambule qui avance entre désillusion et espoir. A l’origine, le projet personnel de Samuel Maniez, qui s’est d’abord tourné vers la poésie avant de choisir de s’accompagner d’une guitare afin de mettre en musique ses textes. Auteur-compositeur et interprète, c’est seul qu’il se lance sur la scène en 2013. On le découvre alors pour la première fois au festival La ruée vers l’Aure, tremplin de chanson française organisé à Bayeux sous la présidence d’Axel Bauer, en première partie du concert de Dick Annegarn. S’ensuivent diverses dates et rencontres en Normandie. En 2014, on le retrouve sélectionné pour La Médaille d’or de la chanson de Saignelégier où il reçoit le prix spécial du Royal qui l’invite à faire la première partie du groupe Aliose. D’autres dates suivent encore. Après avoir partagé un duo avec Jean-Marie Le Bayec puis un trio avec Sébastien Bouexiere, Pauvre S se produira en solo sur la scène du Royal. Il a écrit et composé le titre « Idem » du groupe Serge Band. (cp)
Concert de Serge Band et Pauvre S (première partie) au Royal de Tavannes,
samedi 21 mars (21 h). Réservation recommandée. www.leroyal.ch


