Après les salutations de Virginie Heyer, présidente du CJB, Pierre Alain Schnegg, conseiller d’Etat, a évoqué la place du Jura bernois au sein du canton de Berne ainsi que les défis et perspectives pour la région. Fabian Greub, premier secrétaire général du CJB, a retracé les grandes étapes de l’histoire de l’institution. Les politologues Marc-André Röthlisberger et Sean Müller ont ensuite pris part à une table ronde aux côtés de Pierre Alain Schnegg et de Fabian Greub. Parfaitement modérée par Claudia Nuara, cette discussion a permis d’aborder le rôle du CJB, son évolution ainsi que ses perspectives. La soirée s’est conclue par un apéritif convivial, offrant aux participantes et participants l’occasion de poursuivre les discussions dans un cadre informel et de célébrer cet anniversaire dignement.
Une institution née d’un contexte historique particulier
Le CJB a vu le jour dans le sillage des tensions et débats liés à la Question jurassienne. Sa création répondait à un besoin limpide : offrir au Jura bernois une structure politique propre, capable de représenter ses spécificités culturelles, linguistiques et institutionnelles. Depuis lors, le Conseil s’est imposé comme un acteur incontournable du paysage politique régional.
Vingt ans d’engagement pour la région
Au fil des années, le CJB a œuvré dans de nombreux domaines, notamment la culture, la formation, les affaires sociales et l’identité régionale. Il a contribué à soutenir des projets locaux, à renforcer la visibilité du Jura bernois et à garantir une certaine autonomie décisionnelle dans des dossiers sensibles. Son action s’inscrit dans une logique de proximité avec la population et de dialogue constant avec les autorités cantonales. Lors de ces vingt dernières années, les défis n’ont pas manqué, mais le Conseil a su évoluer et s’adapter à un contexte politique en constante mutation.
Une soirée entre mémoire et perspectives
L’événement du 23 avril n’était pas seulement l’occasion de lancer un coup d’œil dans le rétroviseur, mais aussi une belle opportunité de se projeter dans l’avenir.
Les discussions ont porté sur les enjeux à venir : attractivité de la région, maintien des services publics, développement économique et cohésion sociale. Dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale, les participants ont célébré une institution qui, au-delà de ses compétences formelles, représente un symbole fort d’identité pour le Jura bernois. La soirée a également permis de renforcer les liens entre acteurs politiques, économiques et culturels de la région.
Un cap vers l’avenir
Après vingt ans d’existence, le Conseil du Jura bernois apparaît comme une structure consolidée, mais toujours en mouvement. Face aux évolutions institutionnelles et sociétales, il devra continuer à s’adapter pour répondre aux attentes de la population.
Cet anniversaire rappelle finalement que, derrière les institutions, ce sont des dynamiques humaines et territoriales qui façonnent l’avenir d’une région. Le CJB, fort de son expérience, semble déterminé à poursuivre son engagement au service du Jura bernois pour les années à venir.
Olivier Odiet
Combler un déficit de visibilité à Berne !
Les moments forts de la table ronde
Les différents intervenants de la table ronde organisée le 23 avril au CIP ont conquis l’auditoire par la pertinence de leurs propos. Morceaux choisis.
Pierre Alain Schnegg : « Nous pouvons être fiers de la place que le CJB occupe aujourd’hui, mais ce qui me fait le plus mal au cœur, c’est le désintérêt des gens au moment de voter. C’est très décevant et je redoute que ce scénario pénalise, à terme, une région comme la nôtre. »
Fabian Greub : « Notre région bouge et se trouve actuellement dans une bonne dynamique, notamment grâce à la marque territoriale Grand Chasseral. Non seulement c’est le bon truc, mais il est arrivé au bon moment. »
Marc-André Röthlisberger : « Le CJB dispose de toute la panoplie des instruments qui permettent à la partie francophone du canton de Berne de se manifester. Le seul bémol, c’est qu’en dehors des instances politiques, cette institution est encore trop méconnue à Berne. »
Sean Müller : « Je n’ai pas le sentiment que le départ de la ville de Moutier dans le canton du Jura portera préjudice au Jura bernois. Au contraire, plus une minorité est fragilisée, plus elle a besoin de protection. » (oo)



