Figure marquante de la politique bernoise et jurassienne des années 1970 et 1980, Geneviève Aubry laisse le souvenir d’une personnalité engagée, déterminée et profondément attachée aux valeurs qu’elle défendait. Elue au Conseil national sous les couleurs radicales, elle fut la première femme du canton de Berne à représenter le canton à la Chambre du peuple à Berne.
Née à La Chaux-de-Fonds, fille de l’ancien conseiller d’Etat bernois Virgile Moine, Geneviève Aubry s’était notamment illustrée durant la Question jurassienne. Installée à Tavannes, elle avait fondé le Groupement féminin de Force démocratique (GFFD) et joué un rôle actif dans les débats politiques qui ont marqué cette période sensible de l’histoire régionale.
Avant son engagement parlementaire fédéral, elle avait également siégé au Grand Conseil bernois. Son élection au Conseil national avait marqué une étape importante pour la représentation féminine dans le canton de Berne. A l’époque, elle avait obtenu un résultat électoral particulièrement remarquable au niveau suisse.
Une femme de convictions
Journaliste de formation et chroniqueuse sous pseudonyme, Geneviève Aubry s’était aussi engagée dans diverses organisations politiques et médiatiques. Femme de convictions, elle n’avait jamais hésité à défendre publiquement ses idées, parfois controversées, avec une grande fermeté. Elle a terminé sa vie au home Mon Repos à La Neuveville. Avec sa disparition, c’est une page de l’histoire politique bernoise et jurassienne qui se tourne.
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