Tout a commencé l’après-midi avec une partie officielle sobre pour faire place à la grande fête voulue ouverte à toutes et tous. Le maire de Moutier Marcel Winistoerfer, le vice-président du gouvernement jurassien Stéphane Theurillat et Cédric Erard, président de Moutier ville jurassienne se sont exprimés pour saluer le passage de la cité prévôtoise dans la maison jurassienne.
Vers 18 h, les convives arrivaient en nombre au grand souper de gala. En attendant de se diriger vers leurs places numérotées, cette joyeuse foule devisait en sirotant un apéro auprès d’un des bars, tandis que l’animateur Duja recevait quelques invités et animait ce début de soirée. Caser 1200 personnes et leur servir en même temps une fondue chinoise n’était pas une mince affaire. Le défi a été relevé par Patrick Muster, à la satisfaction générale. On remarquait dans l’assemble de nombreux politiciens, dont la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.
Interminable cortège
Vers 22 h 30, on priait les convives de sortir dans le froid glacial de -10°C pour le cortège aux flambeaux auquel se sont jointes d’autres personnes qui n’auraient pas voulu louper ce moment d’intense bonheur. Emmenés par le groupe Bélier qui entonnait ses slogans habituels, le cortège se mit en marche, formant un long cordon lumineux pour rejoindre l’Hôtel de ville. Arrivé vers 23 h, la foule entame la Rauracienne en regardant un spectacle son et lumière de fort bel effet, sur la façade de l’Hôtel de ville, retraçant l’histoire de Moutier et du combat jurassien.
Le plein d’émotions
On sentait bien dans ce nombreux public une certaine impatience pour scander les dernières secondes de l’année. 3-2-1, et une clameur incroyable s’éleva alors. Des « bonne année » fusaient de part et d’autre et de nombreux yeux étaient mouillés pour fêter cet aboutissement tant attendu par beaucoup. Les gens se serraient dans les bras, certains pleuraient et c’est Johnny Halliday avec son classique « Allumer le feu » qui accompagna un feu d’artifice comme rarement vu à Moutier, qui embrasa le ciel noir au-dessus de l’Hôtel de ville, tandis que la fontaine se remplissait de jus de bélier. Les DJ s’en donnaient alors à cœur joie, les restaurateurs avaient de la peine à suivre, et la nuit pour l’histoire avait tenu toutes ses promesses. Claude Gigandet





