Actualités, Culture

Les matrices d’impression en vitrine

Edition N° 15 – 22 avril 2026

Les intervenants au point presse du jeudi 23 avril. De gauche à droite : Jean-Claude Chevalier, Stéphane Froidevaux, Thalia Grossert. (photo oo)

Collectionneur passionné qui ne cesse d’assouvir sa saine curiosité, Jean-Claude Chevalier découvre des trésors partout où il passe. Dans le lot de ses fructueuses recherches figurent notamment des matrices d’impression dénichées dans la cave du Musée du Tour Automatique et d’Histoire de Moutier. Recouverts d’encre séchée et de poussière, ces objets ont fait l’objet d’un patient et minutieux travail de nettoyage et de restauration. Trop méconnu du public, ce patrimoine est mis en lumière du 30 avril au 2 mai au MTAH dans le cadre d’une exposition très originale. Il faut savoir que ces matrices d’impression servaient principalement à des fins publicitaires et promotionnelles pour des entreprises locales, à savoir Tornos, Junker, Bechler et Pétermann.

Dimension artistique bluffante

« Ce sont de beaux objets. Lorsqu’on les observe derrière un cadre bien propre, ils ont fière allure ! » s’exclame Stéphane Froidevaux, conservateur du musée. La précision des gravures permettait d’imprimer textes, logos ou encore des illustrations sur papier. Certaines pièces remontent à la fin du XIXe siècle, marquant ainsi les débuts de la communication industrielle moderne. En sus de leur fonction utilitaire, ces matrices possèdent une dimension artistique bluffante. Très détaillés, les motifs traduisent une rencontre entre artisanat, industrie et communication visuelle.

De la cave au deuxième étage

L’exposition proposée au MTAH ne se limite pas à la simple présentation des objets. Elle vise également à expliquer les techniques d’impression utilisées, le rôle de ces matrices dans les stratégies commerciales des entreprises, ainsi que le processus permettant de transférer l’image sur papier. Lors d’un point presse organisé le jeudi 23 avril en présence du conservateur du musée Stéphane Froidevaux, du collectionneur Jean-Claude Chevalier et de la bénévole Thalia Grossert, il est ressorti que ces matrices d’impression apparaissent comme des témoins précieux d’une époque où technique, communication et esthétique se rejoignaient pour accompagner le développement économique. On précisera encore que cette exposition s’étendra sur la surface totale du musée, soit la cave, le rez-de-chaussée, le premier et le deuxième étage. Une grande partie des plaques présentées seront intégrées à l’exposition permanente du musée : « De fil en aiguille, on s’est aperçu que ces objets n’empiètent pas sur l’exposition. Au contraire, ils sont complémentaires. » S’adressant autant aux passionnés d’histoire industrielle qu’aux curieux souhaitant cerner les liens entre industrie et culture visuelle, cet événement vaut assurément le détour au musée du Tour…
Olivier Odiet

INFOS PRATIQUES
Exposition de matrices
d’impression au Musée
du Tour Automatique
et d’Histoire de Moutier :
Jeudi 30 avril (15 h – 19 h)
Vendredi 1er mai (15 h – 19 h)
Samedi 2 mai : 10 h – 17 h)

Les intervenants au point presse du jeudi 23 avril. De gauche à droite : Jean-Claude Chevalier, Stéphane Froidevaux, Thalia Grossert. (photo oo)