Actualités, Portraits

Ne pas toucher à l’identité locale !

Edition N° 11 – 25 mars 2026

Personnalité au caractère bien trempé, Thierry Boillat reste convaincu que Loveresse s’en sort globalement mieux tout seul qu’en fusionnant avec Reconvilier et Saules. (photo oo)

Bourgeois de Loveresse, Thierry Boillat occupe également la fonction de président de bourgeoisie. Un engagement qui n’est de loin pas incompatible avec son rôle de conseiller communal, sachant que c’est la commune de Loveresse qui gère les biens bourgeois. C’est donc même un sérieux avantage de se retrouver des deux côtés de la barrière pour faire avancer le Schmilblick. Si Thierry Boillat a souvent défrayé la chronique ces derniers mois, c’est tout simplement parce qu’il s’est fermement opposé à la fusion de Loveresse avec les communes de Reconvilier et Saules. Perte d’identité, crainte d’une augmentation de la quotité d’impôt et de la fermeture de l’école figuraient notamment sur la liste de ses arguments pour défendre sa position. A l’heure du verdict, Thierry Boillat pouvait se montrer satisfait du travail accompli, les ayants droit de Loveresse ayant rejeté ce projet de fusion à hauteur de 77,8 %. Pour rappel, tout n’est pas tombé à l’eau puisque Reconvilier et Saules ont opté pour un mariage à deux. Cette page étant tournée, la commune de Loveresse peut désormais se concentrer sur le développement du village sous l’impulsion de son nouveau maire Michaël Schlappach dont le dynamisme reflète parfaitement l’état d’esprit qui anime les citoyennes et les citoyens du village. Lorsqu’on demande à Thierry Boillat de formuler un vœu en faveur de Loveresse s’il était doté d’une baguette magique, c’est justement cette cohésion villageoise qu’il met en avant : « L’ambiance est tellement géniale qu’on ne peut que souhaiter qu’elle perdure. On peut même pousser le bouchon jusqu’à parler d’une grande famille pour montrer à quel point les gens sont soudés et solidaires. Cette théorie se traduit par des actes puisque la société d’animation Loveresse s’amuse fait bouger le village en mettant sur pied une petite dizaine de manifestations, dont une fête du village, une chasse aux œufs, La Loveressienne, un événement surprise, Halloween et les Fenêtres de l’Avent. » 

Conditions de travail optimales pour le personnel communal  

En août dernier, Loveresse a inauguré la rénovation et l’agrandissement du bâtiment communal. A la fois fonctionnel et symbolique, ce véritable bijou reflète la volonté des autorités locales d’adapter les infrastructures publiques aux besoins actuels sans dénaturer l’architecture du village.

Construit il y a plusieurs décennies, le bâtiment communal ne répondait plus pleinement aux exigences contemporaines. Les espaces administratifs étaient devenus trop exigus, l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite devait être améliorée, et les installations techniques nécessitaient une mise à niveau importante.

La rénovation a donc porté sur plusieurs aspects essentiels : amélioration de l’isolation thermique, modernisation des installations électriques et sanitaires, ainsi que mise en conformité avec les normes actuelles de sécurité et d’accessibilité. Ces interventions permettent aujourd’hui de réduire la consommation énergétique du bâtiment et d’offrir des conditions de travail optimales aux employés communaux. Au chapitre des projets à réaliser, on citera la réfection de la charrière menant à la bergerie de Loveresse dont le crédit a déjà été accepté en assemblée communale. 

« Pas des moutons ! »

La particularité de Loveresse aujourd’hui, c’est l’augmentation des effectifs scolaires qui découlent de l’arrivée de nombreuses familles au village. « Nous sommes en quelque sorte victimes de notre succès puisque l’adaptation des infrastructures et les frais d’écolage ont un coût important. Pour éviter de s’endetter et d’avoir des problèmes, il est indispensable de veiller à pouvoir assumer ses charges en faisant preuve d’une certaine prudence dans nos dépenses », explique-t-il. Pour conclure, Thierry Boillat a souligné qu’il régnait une excellente ambiance au sein du Conseil communal : « Les séances sont sereines et constructives, mais attention, on a quand même tous nos caractères. Nous ne sommes pas des moutons ! » s’exclame-t-il. 

Olivier Odiet     

Personnalité au caractère bien trempé, Thierry Boillat reste convaincu que Loveresse s’en sort globalement mieux tout seul qu’en fusionnant avec Reconvilier et Saules. (photo oo)