Actualités, Culture

Peintures et sculptures exposées au CIP

Edition N° 18 – 13 mai 2026

Adoptant un processus de travail instinctif et impulsif, l’artiste Julien Schott propose des peintures inspirées du street-art. (photo ldd)

Julien Schott, peintures. Les toiles de Julien Schott retranscrivent des pieces of wall, des parts de rue comme si elles avaient été directement prises sur un mur. Son processus de travail est instinctif et impulsif. Ses créations se font naturellement dans la mesure où elles correspondent à ce qu’il aime et qui l’habite : les couleurs, la musique, les lettres et les formes dynamiques. La culture hip-hop reste toujours en filigrane dans son travail. Julien Schott écoute énormément de musique lorsqu’il peint. Il utilise de la peinture acrylique, des bombes de peinture, du collage, des craies grasses ainsi que du béton et des marqueurs. Julien Schott est un artiste de 39 ans et père de trois enfants. Il est originaire de Delémont. Il y a grandi avant de déménager à la Chaux-de-Fonds pour exercer son métier d’éducateur spécialisé.

Eni Emilia, sculptures. D’origine roumaine établie à Bienne, Eni Emilia est architecte et artiste visuelle. Elle a étudié les arts plastiques à l’Ecole des Beaux-Arts de Braşov ainsi qu’à l’Académie des Beaux-Arts de Bucarest. Depuis 1999, elle s’investit activement dans la scène artistique, tant en Suisse qu’à l’étranger, au sein de diverses associations. Avec sa série de sculptures intitulée « Nous sommes Terre », Eni Emilia explore le lien intime entre l’humain et la matière, dans une façon très colorée. Elle décrit ainsi sa démarche : « Dans la poussière de la terre rouge ou brune, la main modèle la chair du monde. Ces corps, façonnés en terre cuite, mêlent mémoire et présent — la trace d’un geste, la courbe d’un souffle. La peau de l’argile, fragile et sensuelle, s’illumine sous la lumière. Elle évoque la parenté entre la chair humaine et la matière terrestre, issues d’une même origine. »
Pour l’artiste, la terre n’est pas un simple support : elle est substance vivante, essence première. Elle respire, suinte, se fissure. Les êtres humains en sont issus, façonnés par elle, absorbés en elle. Dans les formes épurées des sculptures d’Eni Emilia, il n’existe plus de frontière entre nature et humanité — seulement un dialogue ancestral, intime et sans fin. (cp)

Exposition de Julien Schott, peintures et Eni Emilia, sculptures, du vendredi 29 mai au vendredi 10 juillet au CIP, Tramelan.
Ouverture : du lundi au vendredi de 8 h à 20 h, samedi de 14 h à 20 h. Dimanche fermé.
Vernissage : le vendredi 29 mai, à 18 h 30.

Adoptant un processus de travail instinctif et impulsif, l’artiste Julien Schott propose des peintures inspirées du street-art. (photo ldd)