Benoit, comment définiriez-vous l’identité du club aujourd’hui ?
Ce sont des principes simples, solides et efficaces : notre esprit de vainqueur se retrouve jusque dans notre devise « Le Raimeux pour seule limite ! » La solidarité est bien marquée au sein du club, mais aussi à travers le village, où chacun est prêt à mettre la main à la pâte. Nous revendiquons également un esprit de clocher, dans le sens positif, c’est-à-dire un fort attachement à notre terrain et nos couleurs.
Qu’est-ce qui distingue le FC Rebeuvelier des autres clubs jurassiens ?
Avant tout c’est son Champ-du-Bois, le plus petit terrain de la région, voire du pays ! Un casse-tête pour les clubs qui nous rendent visite, mais aussi pour nos propres joueurs qui doivent s’adapter toutes les deux semaines. Il faut également reconnaître que les mauvaises conditions de jeu, avec l’état catastrophique du terrain à la moindre pluie, sont également bien connues par tous ceux qui l’ont foulé…
Quelles ont été vos motivations pour accepter de prendre la présidence ?
Etant déjà au sein du comité depuis quelques années, j’ai la volonté de pérenniser le club de mon cœur en travaillant sur plusieurs aspects. J’ai la chance d’avoir un comité bien fourni, et ensemble nous avons pu développer un ambitieux projet de réfection de la pelouse, avec la création d’un réseau de drainages, et l’installation d’un éclairage digne de ce nom.
Quelle importance le club accorde-t-il à la formation des jeunes ?
Nous avons eu le privilège de former des équipes juniors jusqu’en 2019. Actuellement, nous n’avons pas assez d’inscrits pour disposer de nos propres équipes, mais on espère toujours pouvoir inverser la tendance. Nous avons organisé les finales de Coupe juniors l’année passée, dans cet objectif de visibiliser notre activité et soulever des vocations chez les jeunes. On attend aussi de profiter des effets de l’Euro féminin 2025 en Suisse et de la Coupe du monde masculine cet été.
La vie associative locale a une fâcheuse tendance à voir le bénévolat s’effriter. Qu’en est-il au FC Rebeuvelier ?
Actuellement, nous sommes dans une bonne phase avec un comité motivé et de nombreuses personnes qui sont prêtes à donner un coup de main. Sans cela, il nous serait impossible de réaliser les projets que nous portons actuellement.
Le club organise-t-il régulièrement des événements qui dépassent le cadre purement sportif ?
Nous organisons plusieurs manifestations qui n’ont pas seulement pour objectif de faire des rentrées financières, mais aussi de favoriser la cohésion sociale à Rebeuvelier. Je pense notamment au traditionnel jass qui aura lieu vendredi 27 février (les inscriptions sont encore ouvertes ! Infos sur notre site web www.fcrebeuvelier.com), où j’ai un réel plaisir de voir ces jeunes jouer avec leurs grands-parents. Il y a aussi le désormais célèbre jeu de la boule, où la moitié du village vient observer cette espèce de course de canards, mais sans eau et sans canards… Nous participons aussi activement aux fêtes du village de Rebeuvelier et Courrendlin.
Avez-vous des projets particuliers au niveau du développement de vos infrastructures ?
Cette saison, le FC Rebeuvelier a engagé les travaux les plus importants depuis la création de son Champ-du-Bois en 1958. En collaboration avec la commune, la pelouse a été totalement refaite avec l’ajout d’un réseau de drainages. Nous profitons de l’occasion pour planifier enfin un éclairage digne de ce nom, ce qui doit nous permettre de nous entraîner et de jouer dans des conditions décentes. Cette dernière phase est entièrement financée par le club, elle représente un énorme investissement (Fr. 135’000.-) pour notre club ! Je profite de l’occasion pour rappeler qu’une levée de fonds est ouverte et que chaque don nous rapproche de notre objectif (infos : www.fcrebeuvelier.com). Au niveau des infrastructures, c’était un peu le dernier moment : nous sommes à un tournant.
Quel est votre principal souvenir ayant marqué l’histoire du club ?
A 31 ans, je suis trop jeune pour avoir vécu le doublé championnat-coupe jurassienne de 1976. Mais à la manière dont les anciens le racontent, ce devait être une sacrée fiesta…
Propos recueillis par Olivier Odiet


