Lorsqu’il s’agit d’établir un premier contact avec Peter Gisler, son principal trait de caractère saute aux yeux : c’est la jovialité. Il ne se dépare jamais de son sourire éclatant. Pour mettre son interlocuteur à l’aise, difficile de faire mieux. Puis la discussion s’enchaîne sous le signe de la décontraction, de la légèreté aussi, se montrer trop sérieux n’étant pas le genre de la maison. Originaire de St-Gall, Peter Gisler occupe actuellement une fonction professionnelle à l’Etat de Berne en tant que responsable des affaires politiques. Son déménagement de Köniz à Sonceboz-Sombeval s’explique par le fait que son épouse vient du Lavaux et qu’elle souhaitait s’installer dans une région francophone. Prenant connaissance d’un manque d’intérêt des citoyens pour la fonction de conseiller municipal, il a décidé de se lancer dans l’aventure sans aucune expérience préalable dans une instance communale.
Un écolo clairvoyant qui n’impose rien par la force
Lors de la répartition des dicastères établie en fonction des affinités des membres de l’Exécutif, se saisir des dossiers relatifs à la protection et l’aménagement de l’environnement s’est imposé comme une évidence. On ne lui collera toutefois pas l’étiquette de l’écolo qui débarque avec ses gros sabots puisque Peter Gisler n’impose rien par la force. Sa marque de fabrique, c’est le sens du compromis, le dialogue, la tolérance et le tact. Une attitude qui colle parfaitement avec la mentalité des autres membres de l’Exécutif, soit les anciens Claude-Alain Wüthrich, maire ; Chantal Tschannen, Daniel Stanojevic et les nouveaux Mariano Merazzi, Fritz Schnegg et Ulrich Zürcher. « Nous ne partageons certes pas toujours les mêmes idées, mais l’ambiance est excellente et nous cherchons toujours des solutions dans l’intérêt de la population », relève-t-il. Commune qui met un point d’honneur à placer les enjeux environnementaux au centre de ses préoccupations, Sonceboz-Sombeval croule donc forcément sous les projets relatifs au développement durable. Permettre à la commune de continuer à se développer sans compromettre les ressources naturelles et la qualité de vie des habitants est un exercice périlleux, mais ô combien fascinant. Parmi les principaux dossiers qui figurent actuellement dans le pipeline de l’exécutif, on citera le Plan d’aménagement local (PAL) qui se rapproche de son achèvement ; le dossier sensible du ruisseau des Malés qui n’a pas franchi l’écueil du législatif à deux reprises et qui fait actuellement l’objet de réflexions avec les riverains pour élaborer une nouvelle mouture ; le plan de réaménagement des eaux de la Suze ; le projet de chauffage à distance ; la rénovation du complexe communal et une réflexion pour optimiser et diminuer le coût dans le domaine des déchets, carton y compris.
Grande capacité de dialogue
A l’échelle d’une commune comme Sonceboz-Sombeval, l’action politique repose avant tout sur le terrain, l’écoute et la disponibilité. Les conseillers municipaux sont directement confrontés aux attentes de la population, qu’il s’agisse de mobilité, d’urbanisme, de sécurité ou d’environnement. Le travail effectué dans ces fonctions exige donc pragmatisme, capacité de dialogue et vision à long terme. Disposant d’une grande flexibilité de la part de son employeur, Peter Gisler planifie les séances en journée pour la commune en fonction des jours où il se retrouve en télétravail. Son engagement politique dépasse le cadre de la commune de Sonceboz-Sombeval puisqu’il est membre du comité du Parti Vert’libéral Grand Chasseral (PVL). « Je m’identifie pleinement à ce parti qui repose sur trois principaux piliers : la société, la nature et l’économie. L’avantage de se retrouver au centre de l’échiquier politique, c’est de pouvoir prendre des décisions parfois plutôt à droite et parfois plutôt à gauche », explique-t-il. La nuance reste donc possible contrairement à la politique prônée par les extrêmes qui n’est surtout pas sa tasse de thé.
Olivier Odiet


