On peut affirmer sans risque de se tromper que Tom Cano se trouve en permanence dans un état d’agitation intellectuelle intense. Ce bouillonnement d’idées s’avère précieux pour mettre en phase de concrétisation les projets qui rythment un emploi du temps partagé entre son activité professionnelle au service des constructions et de l’aménagement du territoire à la commune de Valbirse et sa fonction de conseiller communal à Champoz en tant que responsable du dicastère des pâturages et des forêts. Micro-mécanicien de profession, il a repris brillamment des études avec notamment un master en conservation de la biodiversité à l’Université de Neuchâtel à la clé. Si Tom Cano a décidé de briguer la place laissée vacante par Patrick Doyon à l’exécutif de Champoz lors de l’assemblée communale de novembre 2024, c’est tout simplement pour se mettre au service d’un village qui le fascine en raison d’un saisissant paradoxe : « D’un côté, on souhaite rester indépendant, et d’un autre, on fait preuve d’un grand esprit d’ouverture en matière de collaborations en tous genres. Entre nous, vous savez, j’aime bien cette image d’irréductibles qui nous colle à la peau. Sur ma place de travail, à Valbirse, on me chambre parfois avec ça. Je m’en amuse et je pense que je serais déçu si personne ne m’en parlait. On dit aussi que Champoz est un bastion UDC. C’est une évidence, mais cela ne se ressent nullement lors des séances du Conseil communal. D’ailleurs, je n’aurais pas accepté de siéger si on m’avait demandé d’adhérer à un parti. Je ne me place dans aucune case. »
Une totale liberté d’action
Depuis qu’il siège à l’exécutif de Champoz, Tom Cano bénéficie d’une grande confiance de la part de ses collègues : « On me laisse une totale liberté d’action ! » s’exclame-t-il. « Sincèrement, je ne soupçonnais pas que cette fonction de conseiller communal me procurerait autant de satisfaction. » Et notre interlocuteur d’ajouter : « Je ne pouvais rêver mieux que diriger le dicastère des forêts et des pâturages. En grandissant dans cet environnement, j’ai développé une sensibilité pour ça. »
Parmi les tâches qui lui sont confiées, on mentionnera la restauration d’un mur en pierres sèches à Mt-Girod : « Au départ, ces travaux étaient placés sous la houlette de la SSEVT, mais comme sa dissolution a été prononcée après le Covid, une partie du mur est restée inachevée et la commune de Champoz m’a donné carte blanche pour mandater un artisan qui s’attelle actuellement à terminer ce travail au cœur des pâturages. » Au chapitre du patrimoine bâti, Tom Cano est également bien servi à Champoz puisqu’il est chargé de chapeauter le projet de rénovation et d’agrandissement d’un locatif communal de deux appartements situé dans le vieux village. Là aussi, ce brave Tom a les coudées franches pour définir les principaux contours du projet (étude de faisabilité, appel d’offres, etc.) : « Mon objectif n’est pas de céder à l’empressement, mais plutôt de prendre le temps nécessaire pour mener à bien ce projet qui me tient particulièrement à cœur. »
Homme de la nature très mature
A Champoz comme ailleurs, ce sont souvent les mêmes personnes qui s’impliquent pour faire bouger le village. Tom Cano regrette cet état de fait et caresse l’espoir que la relève commence à pointer le bout de son nez pour remplacer les piliers qui commencent gentiment à prendre de l’âge comme l’ancien maire du village André Mercerat, qui continue d’apporter sa pierre à l’édifice par le biais de coups de main sporadiques. En matière d’engagement associatif, Tom Cano ne fait pas tache dans le paysage. Membre du comité d’organisation des festivités du 1er Août, il s’est déclaré prêt à rejoindre le comité d’organisation du Marché d’automne et assume la fonction de caissier au sein de la société de tir. Le stand de Champoz revêt d’ailleurs un caractère interjurassien puisque les tirs obligatoires de Moutier y sont organisés. Une cohabitation qui se déroule sans accroc et qui rend très fier Tom Cano. Entré au Conseil communal de Champoz en janvier 2025, cet élu dynamique et enthousiaste compte bien œuvrer durablement au sein de l’exécutif : « C’est une fonction gratifiante dans laquelle je suis ravi de pouvoir évoluer. J’espère simplement que je ne devienne jamais un vieil aigri qu’on doit supplier de céder sa place parce qu’il s’accroche aux branches », conclut Tom Cano, imperturbable depuis la première à la dernière minute de notre entretien. Quelle maturité, mes amis !
Olivier Odiet
Qui fait quoi ?
Wesley Mercerat (maire) :
Finances, police, entretien des routes et eau
Renato Voumard (vice-maire) :
PC et pompiers, déchets et infrastructures
Tom Cano :
Forêts et pâturages
Anne-José Girod :
Ecoles primaire et secondaire
Fabian Houmard :
Social et urbanisme


