Il y a quatre ans, les forces socialistes se présentaient en ordre dispersé. Aujourd’hui, le paysage a changé. A la suite de la fusion entre le Parti socialiste du Jura bernois et Ensemble Socialiste, et après le départ de Moutier, une seule voix s’exprime désormais, celle du Parti socialiste du Grand Chasseral (PSGC). « Nous avons promis la clarté, nous y sommes » a ainsi déclaré Jean Luc Berberat lors de la conférence de presse. Cette union n’est pas qu’organisationnelle : elle est déjà effective au Grand Conseil et au Conseil du Jura bernois (CJB), où les représentantes et représentants socialistes siègent ensemble depuis quelques mois.
Le PSGC propose vingt-quatre candidatures d’une grande diversité, alliant des profils chevronnés (piliers d’expérience au Grand Conseil et au CJB) à de nouveaux talents issus de la société civile. En termes de listes, cette unité se décline concrètement en quatre listes (deux pour le Grand Conseil et deux pour le CJB) respectant une parité stricte avec douze candidates et douze candidats. Ces listes reflètent la richesse du Jura bernois, réunissant des professionnels de la santé, de l’enseignement, de l’industrie et des services publics. Ce sont des candidat-e-s engagé-e-s dans le tissu associatif, prêt-e-s à porter les dossiers à Berne avec une légitimité renforcée.
Objectif clair : une progression nette dans la stabilité
Actuellement, le parti occupe quatre sièges au Grand Conseil et sept au Conseil du Jura bernois. L’objectif pour 2026 est le statu quo, une ambition qui se veut en réalité très forte. « Le départ de Moutier, qui représentait un ancrage socialiste fort, change la donne, d’autant plus que nous bénéficions actuellement de trois sièges supplémentaires qui étaient occupés par des Prévôtois-e-s jusqu’en automne dernier » a précisé le parti. Maintenir ces positions sans l’apport électoral de Moutier représenterait ainsi une progression nette en termes de suffrages par rapport à 2022.
La gauche est là, et elle est prête
S’inscrivant dans la droite ligne des thèmes et objectifs de campagne évoqués par ses préopinants, le candidat du PSGC à l’exécutif cantonal, Hervé Gullotti, a pour sa part dit toute sa fierté de voir une gauche unie pour l’élection au Conseil-exécutif, rappelant au passage que, dans un contexte politique où les forces conservatrices et bourgeoises cherchent à replier, notre unité est une force. Il a par ailleurs insisté sur le caractère décisif de cette élection : « Elle est décisive parce qu’elle oppose deux visions de la société. D’un côté, une vision bourgeoise, libérale, qui met en avant la responsabilité individuelle comme réponse quasi unique à tous les problèmes. » De l’autre, « une vision fondée sur la solidarité. Une vision qui reconnaît que les parcours de vie ne sont pas égaux, que les chances ne sont pas réparties équitablement, et que le rôle de l’Etat est justement de corriger ces inégalités, et non de les aggraver. » (cp)


